Faudra-t-il renoncer à la démocratie ? (JA)

Attila – 18 mars 2013 18 h 54 min

Il est connu que la démocratie n’est pas la meilleure des solutions de gouverner. Cependant cela fait plaisir d’entendre le (seul?) langage de raison qui vaille. Il faudra que les actes suivent sans aucun retard. Alors peut-être approcherons-nous de nos objectifs du « vivre ensemble » dans un monde unifié, pacifique, progressif, coopératif et qui ne pensera que pour le bien de tous.

Cela prendra du temps, mais peut être que …
Attila – 19 mars 2013 12 h 03 min
Il y a une semaine, notre hôte concluait sa note par :
« Quelque chose se produira avant.
Aujourd’hui, comme souvent, personne ne veut croire que cela aura lieu. Tout le monde croit que des forces de rappel raisonnables se mettront en place. Que cela viendra, pour le climat, par la maitrise du C02; pour la dette, par la croissance et la maitrise des déficits; et pour l’écart des revenus par les revenus de transferts. Illusion. Illusions. D’autres croient que ces trois problèmes seront réglés par le progrès technique, qui permettra des économies d’énergie, qui rendra l’Etat plus efficace, et qui disséminera la fortune à toute la population mondiale. Illusion. Illusions.
Le pire ennemi de l’homme aujourd’hui, c’est lui-même. Sa capacité à ne pas accepter les choses comme elles sont : Il a voulu être libre. Il l’est. Plaise au ciel qu’il ne se le prouve pas à lui-même en se suicidant.
Plaise au ciel que nous réagissions tous à temps. »
Mais arrêtons donc de nous plaindre puisque la Providence travaille pour nous à tel point que nous pourrions croire aux miracles d’antan. D’abord, les problèmes financiers de Chypre sont en train de se régler comme sur des roulettes (pas russes, malheureusement pour eux). Le résultat sera que ce genre de problème risque de quitter la zone Euro pour toujours à l’avantage des pays ne jouant pas les paradis fiscaux et privant les voyous, les mafias de coins bien cachés où loger leur larcin. Bon débarras.
D’autre part, le nouveau pape que l’on trouve sympathique appelle à une sauvegarde de l’environnement. Les premières paroles de Jean-Paul II lors de son intronisation ont été: « N’ayez pas peur ! » Alors attendons un peu avant de renoncer à la démocratie car c’est notre dernière carte que nous n’hésiterons pas à sortir au bon moment. Et ce moment n’est pas loin de venir … Alors on dira à ceux qui n’en ont pas compris le sens, que la démocratie n’est pas le gouvernement par une majorité mais surtout le respect des minorités (A. Camus)
Attila – 23 mars 2013 16 h 57 min
Ne suivant pas trop de quoi on cause ici depuis qq jours, je me permets de revenir à nos moutons qui ont profité de nos distractions pour sauter les barrières pour voir si l’herbe est plus verte ailleurs. Pour rester donc dans les cordes que nous a tendues notre hôte en osant nous demander s’il faut renoncer à la Démocratie (avec un D comme … Dieu), il me semble que le bilan en pertes et profits comme chez un bon comptable est remarquablement exceptionnel: en bon démocrate, je laisserai le choix à chacun pour accoler l’épithète perte ou profit à ceux qui nous ont quitté (à titre provisoire ou définitif): Stéphane Hessel, Benoit XVI, Hugo Chavez, etc. Parmi ceux-là, il y en a un qui me tiens particulièrement à cœur: Il est communément connu sous le nom du Chat: il nous aurait fait rire en jouant avec Cha…vez car il en savait des choses, ou même avec son propre nom en autodérision: Chalut le Chat !:
http://www.lesoir.be/212887/article/debats/chats/2013-03-22/quiz-actu-philippe-geluck
Il y a de ces addictions dont on peut difficilement se défaire …
Réponse de sylvie – 23 mars 2013 22 h 09 min
@Attila : Vous comprendrez certainement rapidement pourquoi le titre de l’édito et l’herbe en question avaient un lien plus fort que vous ne l’imagin(i)ez.
Attila – 24 mars 2013 11 h 13 min
« Le cinéma de l’après-guerre assumait la fonction démocratique du théâtre dans la Grèce ancienne. Nous devions y aller, afin de voir sur l’écran les scènes de la vie quotidienne qu’il nous fallait commenter. Ces rendez-vous constituaient de merveilleux événements. Une forte sonnette annonçait aux gens du quartier que la séance allait commencer. On se précipitait, on assistait d’abord à un petit concert d’orgue au Gaumont Palace, ou à un récital de chansons au Marcadet. A l’entracte, des vendeuses passaient dans les rangs en demandant de « demander des esquimaux ». Puis la lumière s’éteignait, la magie commençait et nous rentrions chez nous pour discuter sans fin de nos problèmes et de nos conceptions de la société que les comédiens venaient d’incarner sur écran ». Sauve-toi, la vie t’appelle par Boris Cyrulnik, p.160
henrihhh – 23 mars 2013 21 h 56 min
Comme dans le monde des animaux et des insectes le monde est divisé en castes :
La caste des pharaons, les valets à privilège et les esclaves.
Les valets en 2 sous castes : les chefs valets et les fonctionnels (dirigeants militaires)
Les esclaves en 2 sous castes : les contremaitres et les gueux. (40% comme dans l’antiquité)
Les pharaons ce sont ceux qui possèdent plus de 10 milliards de dollars. (Pour faire simple)
Les 3 castes intermédiaires sont des castes de valets des castes supérieures mais ils ont des privilèges, c’est pour cela que le système tient.
Peu importe donc si on appelle cela démocratie ou dictature.
Le meilleur moyen de bien tenir les gens par les douilles c’est la dette, cela en fait des obligés, même le pouvoir stalinien de Biélorussie a compris cela : L’argent dette à tous les étages.
Depuis le 22 avril 1974 notre hôte a compris ceci, depuis cette période il essaie de nous expliquer ceci sans froisser les seigneurs qui le protègent tout de même un peu. Depuis cette période nous n’avions majoritairement rien compris, tellement la rhétorique de Jacques fut prudente.
Je suis content que Jean François a enfin compris cela, a-t-il fini par découvrir l’Apocalypse pour les nuls, coécrit par Raymond, Attila, Volodia , Jean Marc, Adamo et Andreï de notre amie Carole P., celle dont Jacques a parlé le 28 avril 2011, devant l’assemblée des Attalistes à PF.
Henri Hiram H-H
PS @A1mot vu le peu de réactions de la foule qui arrive jusqu’à ce commentaire et qui lira ce texte ne soit pas étonné du peu de linkers, nous sommes comme à l’image de notre hôte « multiples et unique » Seul Attila semble l’avoir saisi.
Et « à quoi bon » dit l’aquoiboniste dans une de ses plaisantristes
Réponse de a1mot – 24 mars 2013 12 h 44 min

@inthesky : La démocratie, ou comment appeler un chat un chat, et faire face (et non se la voiler)…
Un Africain, assassiné ensuite, avait récemment cité La Fontaine, ainsi qu’Albert Einstein (sur la cause du malheur des mondes: pas tant l’action des hommes mauvais mais l’inaction des êtres bons). Assassiné, forcément ça calme, pas seulement celui qui est dans le premier collimateur.
A la Cour, on ne trouve pas grand-monde, mais il y a la rue, ce qui n’est pas forcément plus engageant: cf dialogue romancé entre Danton-de-l’audace et Robespierre-et-Jean-Marc-Thibault. Je reposte le lien où on revoit Gégé en Danton: https://www.youtube.com/watch?v=BchwXpWTLbU
.
A une époque où les manifestations populaires sont, depuis quelques années, scientifiquement scindées pour éviter l’impact médiatique de masses populaires, où les politiques calomnient les magistrats au motif qu’ils ne se couchent pas, où certains avocats trempent dans la politique (ou font embaucher leurs fifilles par telle ou telle radio) sans forcément se mouiller le maillot pour la Nation (ou leurs clients qui ne feraient pas partie d’une élite), où, tout simplement, ils s’oublient, les responsables de la perte de démocratie sont les élites, pas les peuples.
Le peuple veut plus de démocratie, et de justice.
.
Se sauver, Attila? Certes, il y a la force de caractère de Boris Cyrulnik, mais il y a aussi la désespérance de l’exil, illustrée par le suicide de Boris Berezovski (désolé pour l’orthographe). Vladimir (qui domine la paix, c’est ça)… De toute façon, partir c’est mourir un peu, non?
Et voter avec ses pieds, ce n’est pas forcément la solution la moins bête.
Réponse de michel1954 – 24 mars 2013 15 h 05 min

@Attila : Oui, j’ai connu ça aussi dans mon enfance. Quelle merveilleuse époque ! Mais ce cinéma-là est complètement mort. Godard, à sa manière, raconte l’histoire de son agonie.

Réponse de patrice – 25 mars 2013 10 h 32 min
@Attila : oui, mais à cette époque le cinéma répondait à une civilisation aujourd’hui disparue; aujourd’hui les gens regardent la télévision, parlent comme à la télévision, pensent comme à la télévision, et s’habillent comme à la télévision; c’est la version contemporaine du » Wir sprechen Deutsch, Wir denken Deutsch, Wir händeln Deutsch » de 1941.

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