Vive le dimanche ! (JA)

Attila – 30 septembre 2013 18 h 02 min
« Si on reprenait ainsi tous les enjeux de société, bien des révolutions s’imposeraient. »: que l’on tire au sort le jour de repos hebdomadaire obligatoire, sans y mêler une religion quelconque. Ainsi soit-il.

Réponse de Attila  – 1 octobre 2013 11 h 17 min

@michel1954 : J’aurais parié que vous seriez pour le repos du samedi à cause du shabbat, comme quoi les préjugés … à moins que vous espéreriez cumuler avec le dimanche. De ce point de vue, je ferais comme Bonaparte en Egypte qui devint, pour la circonstance, musulman , pour profiter d’un long weekend de trois jours … et si je deviens très riche, j’ajouterais d’autres croyances (ou cordes à ma guitare) pour ne rien foutre du tout pour me la (vie) couler douce.
Plus sérieusement, pour aider la mondialisation à se réaliser de notre vivant car elle se fera de gré ou de force, notre objectif devrait être d’éliminer de son chemin tout ceux qui divisent (religions, races, langues, partis politiques/idéologies, niveaux de vie et toutes frontières) pour favoriser ceux qui fédèrent. Utopie direz-vous? Non, clairvoyance. L’homme moderne est assez mûr pour se passer de rituels pour vivre sa réalité.

Réponse de michel1954  – 1 octobre 2013 20 h 46 min

@Attila : Pour moi, le problème ne se pose pas vraiment ; j’ai en effet trois jours de congé tous les week-end et je ne travaille que la moitié de chaque mois. Je parlais pour l’idéal que je défends, la liberté de disposer de son temps pour ne rien en faire. Ne rien faire est un luxe. C’est ce luxe qu’on voudrais nous enlever, le peu de luxe qu’on possède ! C’est ça qui est totalement révoltant. Pour le shabbat, il faudra que je m’y mette un jour… J’ai pourtant acheté un jour à Jérusalem de quoi allumer les bougies et de quoi réciter les prières en hébreu. Mais mes ancêtres juifs, ma grand-mère surtout assassinée à Auschwitz avec sa sœur, il n’y a pas un seul jour de ma chienne de vie où je n’y pense pas. On ne peut pas vivre sans y penser, c’est impossible, sans pour autant que ce soit obsessionnel. Et plus on y réfléchit, moins on comprend qu’une telle horreur a été possible. Ce week-end, je me suis plongé dans une autre horreur, le goulag soviétique avec la vie du très grand poète Ossip Mandelstam. Je faisais la liste des penseurs, écrivains, poètes de grande importance, peintres qui ont été assassinés au Goulag. C’est tout aussi terrifiant qu’Auschwitz. On vient de là, et on voudrait que le monde aille bien ! Mais c’est déjà un miracle qu’il y ait encore de l’espérance en ce bas-monde après ce que fut le XXè siècle. Alors essayons de vivre ensemble le moins mal possible et préservons le luxe de la rêverie et du temps perdu. C’est ce que nous avons en réalité de plus précieux au monde. Relisons Proust ! En plus de Mandelstam.

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