Faisons un rêve (JA)

Attila – 23 décembre 2013 17 h 00 min
J’opte pour le sourire … jusqu’au fou rire ou même à la folie.

Réponse de inthesky  – 30 décembre 2013 8 h 59 min

Je suis un peu fatigué de rêver. Je voudrais voir du concret, pour une fois.
Je sais, je suis un rabat joie.

Attila  – 26 décembre 2013 13 h 13 min

Oui, rêvons un peu, restons des enfants, et surtout évitons de remplacer les parents par des tablettes devant des bébés dès six mois. A quand une Mère Noël ?
http://www.huffingtonpost.fr/helene-romano/croire-pere-noel_b_4492761.html?utm_hp_ref=france

Réponse de Attila  – 29 décembre 2013 10 h 02 min

@Attila, a1mot … : La vraie question est: doit-on aller jusqu’au mensonge pour faire durer le rêve? cela dépend: pour l’enfant l’empêcher de croire au Père Noël semble cruel. Pour l’adulte qui est en âge pour distinguer le vrai de l’illusoire, lui faire croire à « la lune de miel » ou « honey moon » n’a plus de sens depuis 1969. N’empêche en 2014 nous célébrerons le centenaire de la Grande Guerre et nous devrons nous attendre à des bobards de la part d’historiens vrais ou faux dont nous devrons nous méfier des motivations, pour éviter que l’Histoire ne se répète … : http://www.rtbf.be/lapremiere/emissions_o-positif?emissionId=4988&date=20140101

Réveillons-nous. Le peuple souverain semble être prêt à prendre les commandes de sa vie: https://www.youtube.com/watch?v=bh30KbsSC2o

Réponse de Attila  – 1 janvier 2014 10 h 35 min

@sylvie: Attali-Hollande-a-encore-les-moyens-d-etre-un-tres-grand-president ou « Faisons un rêve: A nous de faire en sorte dès aujourd’hui, par l’action, le vote, la révolte, le sourire, de faire que 2014 soit une très bonne année. »? Il semble que jusqu’à présent, le sourire (hein) l’emporte … jusqu’au moment d’un virement au jaune, avant/après le vote ou la révolte? Quant à l’action, le couple Sapin-Ho-Land nous fait miroiter la marionnette du Plus et du Moins, de la Décélération de l’Accélération (du chômage), qu’on en arrive à mieux comprendre comment naît la masse grâce au Boson …

http://www.bvoltaire.fr/georgesmichel/hollande-et-son-sapin-soiree-tranquille-lelysee,45973?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=c29e142bb0-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-c29e142bb0-30375921

Attila  – 1 janvier 2014 11 h 52 min

Sur la mémoire, l’oubli et le rêve, en ce moment-même:
http://www.rtbf.be/lapremiere/emissions_o-positif?emissionId=4988&date=20140101
Podcast un peu plus tard:

http://www.rtbf.be/radio/player/lapremiere?id=1882648&e=

Attila  – 5 janvier 2014 17 h 10 min

« Rien ne donne l’assurance que la vérité. Rien ne donne le repos que la recherche sincère de la vérité. » Blaise Pascal
« Dans chaque mot et chaque lettre, il y a un oiseau aux ailes repliées, qui attend le souffle du lecteur. Et lorsque le lecteur interprète, l’oiseau déploie ses ailes, et il ne faut pas oublier de sauter sur son dos pour monter vers l’infini. » Emmanuel Levinas
« Le Savoir, c’est le Pouvoir. »Francis Bacon
« J’ai toujours pensé qu’une vie réussie c’était d’abord une vie consacrée à faire que le monde avec soi soit légèrement meilleur qu’un monde sans soi. Jacques Attali dans « Entreprendre en banlieue » reprise de Baden Powell
« Garder toujours à l’esprit que votre propre décision de réussir est plus importante que n’importe quoi d’autre. » Abraham Lincoln
Peut-on en vouloir à quelqu’un qui veut vivre sept vies simultanément ?
http://www.bvoltaire.fr/pierremylestin/les-prophetes-sont-parmi-nous-et-attali-est-le-plus-grand,46072
« Les gens qui haïssent dans la pratique sont dangereux. Ceux qui se contentent de haïr dans l’abstrait sont les seuls qu’on puisse avoir pour amis. » John Brunner

« La douleur est une chose que l’on n’a  le droit d’infliger qu’à soi-même. » Boris Vian

« En vérité, le chemin importe peu, la volonté d’arriver suffit à tout. »
de Albert Camus
Extrait de Le Mythe de Sisyphe
Bonne route pour 2014 !

Réponse de michel1954  – 5 janvier 2014 19 h 41 min

@Attila : C’est vrai que J. Attali est un homme très impressionnant. En même temps ce n’est qu’un homme brillant qui est peut-être passé à côté de sa vie. Il se dit avant tout écrivain. Or, à mes yeux, il est tout ce qu’on veut sauf écrivain. Un écrivain, c’est Flaubert, c’est Proust. J. Attali n’a strictement rien à voir avec ce genre de personnage, ni par la bêtise (Flaubert), ni par la forme d’intelligence (Proust). C’est d’abord un type extrêmement costaud, doué d’une forme physique exceptionnelle, il peut se permettre de ne dormir que trois heures par nuit. C’est un avantage énorme. Pour moi, c’est le dernier homme du XVIIIè siècle, un polygraphe surdoué, qui croit qu’on peut écrire des livres de littérature comme on résout des équations différentielles simples ou compliquées, qui croit être doué de la naïveté propre à écrire des comptes comme enfants et qui ne pense pas être naïf quand il se croit écrivain avec des livres publiés à quelques centaines de milliers d’exemplaires partout dans le monde. Il voit à cinquante ans de distance avec une faible marge d’erreur, c’est déjà remarquable. Là, je crois qu’on peut le suivre sans trop de risque de se tromper. Mais ce n’est ni un penseur de la dimension d’un Pascal. Tout ce qu’il dit est à la fois juste et effrayant. Mais il ne permet de se faire aucun chemin avec la techno-science qu’il nous décrit. Ce n’est qu’un descripteur, surtout pas un prescripteur. Mais il n’essaie pas non plus de penser les problèmes que posent à la conscience humaine les évolutions de la techno-science. Que feront-nous de la vie et de l’homme avec les cellules souches ? Que ferons-nous avec un gouvernement mondial ? Quel sens donner à tout ça ? Il reste muet, n’a rien à donner à penser. Je regardais cet après-midi une conférence à trois à laquelle il participait avec Etienne Klein et Joëld e Rosnay, eh bien à la question spirituelle qui a été posée, il est resté muet. Je crois qu’il n’a rien à en dire, il doit même considérer que ce n’est pas son affaire. Or, c’est précisément l’affaire des véritables écrivains. Flaubert nous donne le sens spirituel de sa génération, Proust nous donne le sens spirituel de toute une époque, la Belle époque, le duc de Saint-Simon nous donne le sens spirituel de la cour de Louis XIV. Ils ont un style, leurs écrits respire, ils ont une âme, un tremblé reconnaissable entre tous. J. Attali n’a pas de style, ses écrits n’ont pas d’âme. C’est un génie froid qui dort trois heures par nuit. Un génie littéraire dort au minimum dix heures par nuit, et encore il se lève fatigué. C’est toute la différence…

@michel1954 : joli lapsus : … des « comptes comme enfants »… pour des contes d’enfant… Il est généreux, et comme prof d’économie il ne m’en voudra pas… Bon, c’est vrai, prof d’économie mathématique à Polytechnique à 23 ans, faut le faire !

@Attila : Votre liste impressionnante de citations donne le sentiment que chacun y va de sa petite formule pour s’encourager. En fait, chacun donne surtout le sentiment qu’il est le dernier à être convaincu par ce qu’il dit.
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Personne ne sait en vérité quel sens donner à sa vie, au monde. Personne ne sait en vérité comment se débrouiller avec la vie, avec ce hasard absolu qu’est la présence de la vie dans l’univers. Je lisais ces jours-ci la seule nouvelle qu’a écrit Mandelstam, qui s’intitule « Le timbre égyptien », une nouvelle écrite à la manière de Gogol (tiens, en voilà un autre d’écrivain, comme Mandelstam). Et d’un seul coup, la vérité est dite en toutes lettres, d’une manière sidérante de vérité, quelque choqe qui vous donne à penser, Oui, là, on touche la vérité vrai de ce qu’est l’existence humaine. Car Mandelstam écrit cette chose fabuleuse, tragique, épouvantable, si vrai, si juste, si profonde, insupportable pour le commun des mortels, cette chose qui est sans compromis avec la vérité humaine : « Il est terrible de penser que notre vie est un roman, sans intrigue et sans héros, fait de vide et de verre, du chaud balbutiement des seules digressions et du délire de l’influenza pétersbourgeoise. » Il suffit de remplacer St-Pétersbourg par Paris, et c’est idem, la même scène, la même peine. Le même Vide. Le grand Vide. Et c’est ça le spirituel précisément, ce grand Vide qui nous définit. D’ailleurs, si l’on se place du point de vue d’une particule élémentaire à l’aune de la mécanique quantique, nous sommes un immense vide. C’est ça qu’il faut assumer, c’est là le style, l’âme du monde…


Réponse de sylvie  – 6 janvier 2014 9 h 38 min

@michel1954 : « (…) Sartre va développer sa réflexion sur les relations entre l’écrivain et son public. Comme nous l’avons déjà vu, l’écrivain dévoile la société et celle-ci, se voyant et surtout se voyant vue, est placée devant un choix impératif : s’assumer ou bien changer. Voilà pourquoi on peut dire que l’écrivain a une fonction de parasite : il va à l’encontre de ceux qui le font vivre en attirant leur attention sur des situations face auxquelles ils préféreraient fermer les yeux (…)

Sartre trace le portrait d’une société idéale, qui serait une société sans classe où le public virtuel correspondrait pleinement au public réel. L’écrivain pourrait ainsi parler à tous ses contemporains, exprimer leurs joies et leurs colères. La littérature renfermerait la totalité de la condition humaine et deviendrait anthropologique.

La littérature pourrait alors s’accomplir dans cette société qui serait en révolution permanente et qui donnerait aux gens la possibilité de changer perpétuellement. La littérature serait Fête et générosité. Cette utopie, car c’en est une, Sartre l’admet, permet de voir la littérature réalisée dans toute sa pureté.(…)

« La fonction de l’écrivain est d’appeler un chat un chat. Si les mots sont malades, c’est à nous de les guérir » . C’est une opération critique qui demande l’engagement de l’homme tout entier. Cependant, la critique ne suffit pas. On ne se bat plus contre une seule idéologie, comme c’était le cas en 1750, mais on est pris entre de multiples idéologies. Voilà pourquoi il faut ajouter l’idée de la construction, ce qui ne veut pas dire, précise Sartre, qu’il faille créer une nouvelle idéologie. En effet, à chaque époque, c’est la littérature tout entière qui est l’idéologie et cela parce qu’elle constitue la totalité synthétique et souvent contradictoire de tout ce que l’époque a pu produire. Le temps n’est plus à la narration ou à l’explication, mais à une perception qui soit en même temps action puisqu’elle révèle aux gens ce qu’est le monde et le pousse à le changer, comme nous l’avons vu au premier chapitre : « L’homme est à inventer chaque jour » .

En résumé, nous dit Sartre, la littérature d’aujourd’hui doit être problématique et morale – morale, souligne notre auteur, non pas moralisatrice. La littérature doit montrer que l’homme est valeur et que les questions qu’il se pose sont toujours morales. Et Sartre de conclure : « Bien sûr, le monde peut se passer de la littérature. Mais il peut se passer de l’homme encore mieux » .

https://fr.wikipedia.org/wiki/Qu%27est-ce_que_la_litt%C3%A9rature_%3F

@sylvie : Je ne sais pas ce que vous en pensez vous-même, Sylvie, mais cette théorie de la littérature par Sartre sent aujourd’hui un peu le rance…
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Il y aurait trop à dire sur tout ça pour le dire ici.
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Tout ce que je peux dire c’est que la littérature n’a vraiment rien à voir avec les romans que publie J. Attali. On dira sûrement que je suis très intolérant, inconsidérément méprisant et prétentieux… mais les romans de J. Attali ne valent pas plus qu’Au nom de la Rose d’Umberto Ecco ou que Les Trois Mousquetaires d’A. Dumas. C’est agréable à lire, il m’est même arrivé d’étudier Les Trois Mousquetaires avec mes élèves de 4ème et de leur passer en parallèle le film muet de Douglas Fairbanks pour en étudier des séquences en les comparant avec l’écriture de Dumas (travail passionnant au demeurant et que les élèves adorent comme je suis sûr qu’ils adoreraient les romans de J. Attali, qui correspondent d’ailleurs aux types de romans qu’ils lisent par goût personnel en privé), mais ces romans-là n’ont rien à voir avec ce qu’est la littérature. La vraie littérature a à voir avec le sacré, avec le religieux. Une phrase de Proust, une phrase de Flaubert, une phrase de Gogol ou de Mandelstam, c’est tout un monde qui d’un seul coup prend forme. La vraie littérature c’est quelque chose qui est de l’ordre de la mystique, une mystique laïque, la mystique des mots, qui donne à sentir le pouvoir absolument magique des mots qui peuvent déplacer des montagnes, faire exister le monde alors qu’il n’existe pas sans ces mots-là. C’est ça la littérature. C’est le message que j’essaie de faire passer auprès de mes élèves à travers les grands textes que nous expliquons ensemble. Ces grands textes sont grands parce qu’ils créent par eux-mêmes un monde, c’est-à-dire une totalité cohérente et qui se tient ensemble comme le monde créé par Dieu. A. Dumas, Umberto Ecco, J. Attali n’ont rien à voir avec ça. C’est bien fait, c’est bien écrit, là n’est pas le problème. On le voit en étudiant de près A. Dumas avec les élèves, tout y est fabriqué, tout y est artificiel, tout y est truqué, tout y est technique pensée en vue de produire tel ou tel effet mais la vie en est absente. C’est comme le mannequin Olympia dans le conte d’E.T.A. Hoffmann, il bouge, il peut même inspirer le désir mais ce n’est qu’une mannequin mécanique.
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J. Atalli deviendrait peut-être écrivain le jour où il se déciderait à écrire sur sa propre vie en s’engageant totalement dans une forme d’écriture où son inconscient viendrait se mêler à cette affaire, alors là oui, on aurait un véritable écrivain. Mais il dit lui-même qu’il n’écrira jamais sur lui. C’est ça à mes yeux, le seul et véritable engagement pour un écrivain, pour n’importe quel artiste. C’est valable aussi pour Flaubert qui dit que la Bovary c’est lui même s’il ne l’a jamais dit, cela reflète ce qu’est la littérature, qui vient de l’âme et non pas de l’intelligence de l’esprit même si l’esprit y a une grande part pour que cette âme fasse monde en le créant à partir du néant exactement comme la mécanique quantique prétend que l’univers a été créé à partir de rien. Et là, c’est autrement plus difficile d’écrire, c’est une lutte sacrée avec soi, avec les mots, avec la langue, avec le langage littéraire, avec les formes littéraires, en un mot avec l’art. Mais c’est ce qui fait qu’on lit toujours, plus de huit siècles après, les romans de Chrétiens de Troyes, avec toujours un intérêt renouvelé, et qu’on trouve L’Education sentimentale de Flaubert toujours aussi vivant, toujours aussi neuf, moderne, incroyablement actuel. C’est l’âme d’une époque que Flaubert a su enclore dans son roman et il la contient comme autrefois les reliques sacrées de la passion du Christ. Tant qu’on n’a pas obtenu ça en écrivant, on n’a pas écrit, aurait-on écrit des dizaines de livres vendus à des centaines de milliers voire des millions d’exemplaires dans le monde. Dans un seul vers de Mandelstam il y a plus de vie que dans tout Alexandre Dumas.

Réponse de michel1954  – 6 janvier 2014 11 h 28 min

@michel1954 : Je dirai qu’en plus J. Attali se trompe dans ses romans ou ses pièces de théâtre.
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Dans sa pièce Du cristal à la fumée, que j’ai vu représenter au théâtre du Rond Point en son temps, il fait dire que la Nuit de Cristal a entraîné l’incendie de cent synagogues alors que le chiffre réel est dix fois plus élevé, il est de mille. Ce n’est pas seulement une question de chiffre mais de nature par l’ampleur du crime. C’est à mes yeux une faute impardonnable alors qu’il est si sourcilleux de l’exactitude historique dès qu’il s’agit de l’islam quand il parle de Cordoue dans son dernier roman La Confrérie des Eveillés. Il se trompe aussi dans la vision que cette pièce nous donne de la politique des nazis à l’égard des Juifs. J. Attali veut nous faire croire, naïvement de sa part, que l’extermination des Juifs d’Europe était programmé depuis au moins 1935 ou 36. C’est une erreur profonde et grave. C’est nier deux choses essentielles à la politique des nazis :
1°) leur radicalisme même quand bien même on prétend que tout était ficelé dès 1936 ; le radicalisme nazi est une dynamique politique qui produit de l’anarchie ingérable que les nazis tentent à chaque fois de gérer en se radicalisant davantage encore, et qui exclut donc toute programmation à long terme ;
2°) la parfaite incompétence des nazis en tous domaines y compris dans le domaine de la politique d’extermination des Juifs.
Ecrire une pièce pour contredire ces deux points fondamentaux de la politique nazie, franchement je ne vois pas l’intérêt. On falsifie l’histoire, on trompe le public et on se trompe soi-même et sur ce qu’est la fonction du théâtre dans la Cité.
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J. Attali se trompe aussi au sujet de Cordoue. Il prétend que ce sont les musulmans qui ont transmis la culture grecque à l’Occident. Ce n’est qu’une vérité très partielle, voire partiale, et très incomplète. Ce sont les Arabes chrétiens, les Syriaques, qui ont transmis la culture grecque à l’Espagne arabo-musulmane ; et une partie de la transmission s’est aussi faite par d’autres voies, en partie par les traducteurs de Platon du Mont St-Michel comme l’a montré récemment un historien qui a reçu les foudres de la Sorbonne actuelle pour l’avoir prétendu, comme au pire moment des persécutions de la Sorbonne contre Rabelais et Cie.
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Averroès est un grand esprit, on lui doit beaucoup assurément mais il a été persécuté par ses coreligionnaires. La doxa voudrait aussi nous laisser croire qu’à Cordoue l’entente entre les trois religions était à son mieux (ce n’est heureusement pas le cas de J. Attali sur ce point) mais c’est complètement faux. En réalité, les Juifs vivaient sous une oppression musulmane avec un texte de loi qui régissait cette oppression, un texte très précis bien connu des historiens honnêtes. Pas d’entente mais une tension perpétuelle qui a eu des hauts et des bas, avec même des pogroms contre les Juifs, ne nous y trompons pas.
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Après ça, J. Attali voudrait nous faire croire que l’islam est constitutif de l’esprit européen. Mais c’est complètement faux. L’Europe s’est construit en grande partie contre l’islam pour le meilleur et pour le pire. Mais c’est un fait. Cordoue avait beau être la plus grande cité d’Europe, la plus avancée, la plus moderne quand l’occident chrétien n’en était encore qu’à la barbarie la plus fruste en son temps, cela n’y change rien.

@michel1954 : Il existe différentes formes d’écriture, dans ce cas, je ne dirais effectivement pas « littérature » dans le sens où vous l’entendez.

Contrairement à vous, je pense que le texte de Sartre s’adapte très bien à Jacques Attali : des textes engagés, qui décrivent l’homme et notre société actuels et à venir et qui nous interrogent sur notre volonté ou notre capacité à changer, qu’il s’agisse de notre relation aux autres et à leur éventuelle religion ou des divers modes de fonctionnement de notre société.

@sylvie : Je comprends bien votre conception de la littérature. Mais tout m’en sépare. Ma conception, c’est celle, moderne, de Mallarmé. La littérature n’est pas faite pour servir mais pour être. Si elle sert, c’est par surcroît, par abondance de vie, celle qu’un auteur a su y mettre. Il y a là deux conception — c’est vrai — radicalement différente de la littérature. La vôtre est celle que j’appellerai « utilitaire », « anglaise ». La mienne est celle de Mallarmé, profondément charnelle, aristocratique, sacrée. Deux mondes qui ne peuvent pas vraiment se comprendre…

Réponse de Attila  – 6 janvier 2014 12 h 10 min

@michel1954, sylvie & al:: Un « jeune » auteur (49 ans) tel que Dan Brown arrive en moins de dix titres à vendre près de deux cents millions de livres ! Est-il un grand auteur ? Pourtant JA a écrit des livres dans le même style que Dan Brown: L’ordre cannibale, La Figure de Fraser, Chemins de sagesse: traité du labyrinthes, etc. dont le total des ventes est de quelques centaines de milliers …

Réponse de michel1954  – 6 janvier 2014 12 h 16 min

@Attila : Non, pour moi, cela n’a rien à voir avec la littérature comme je l’ai dit. C’est malheureusement une tendance de plus en plus à l’œuvre dans la production littéraire dans le monde, une sorte de produit manufacturé de qualité… une littérature de la globalisation décharnée, vide, sans aucun intérêt, et dont il ne restera rien dans la suite des siècles des siècles…

@Attila : Comparez le chapitre de Montaigne intitulé « Des cannibales » et L’ordre cannibale que vous citez, et vous aurez la différence qui existe entre la littérature/la pensée et ce produit manufacturé de la globalisation littéraire insignifiante.

Réponse de Attila  – 6 janvier 2014 14 h 36 min

@raymond75 & michel1954: Je me demande ce que Montaigne penserait de notre époques et des ses robots, en tout cas il en cogne de nos certitudes:
http://www2.cndp.fr/laicite/pdf/Montaigne.pdf
J’ai « Les Essais » de Montaigne de la Petite Collection Rose, mignon comme tout.

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