Le grand spectacle de la mort | Conversation avec Jacques Attali – Lexpress

On a prétendu que, dans nos sociétés, la mort serait cachée, occultée, censurée ; et que, même, tout était fait pour dissimuler les corps des défunts. Quelle illusion ! Même si les défunts sont aujourd’hui moins souvent, et moins longtemps que par le passé, abordés par leurs intimes,
« le végétarianisme s’imposera plus vite qu’on ne le croit. »: mais les végéaux étant aussi des êtres vivants, il y aura une réaction de la société protectrice des végétaux …

Source : Le grand spectacle de la mort | Conversation avec Jacques Attali – Lexpress

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One Comment on “Le grand spectacle de la mort | Conversation avec Jacques Attali – Lexpress”

  1. AMSELEK Alain dit :

    Alain Amselek
    –Psychanalyste, écrivain et conférencier — —Superviseur et formateur

    Cher Jacques Attali, j’ai été très déçu par votre article qui ne me semble pas à la hauteur de vos habituelles analyses subtiles et profondes ni de vos premières années du côté de la rue Michelet…
    Contrairement à vos assertions, nous n’avons jamais peur de la mort, car elle est tout-à-fait inconcevable pour nous, nous ne pouvons pas nous imaginer morts, nous n’en avons pas les moyens psychiques, c’est un non-évènement : Quand notre mort est là, nous ne sommes plus là. Nous avons peur d’un fantasme que nous fabriquons, nous avons peur en fait de la vie, d’affronter des moments difficiles de vie (pertes, séparations, infirmités, diminution de nos moyens physiques et mentaux).
    Le grand spectacle de la mort que vous décrivez sur un plan sociologique me semble très superficiel. Il faut creuser plus en profondeur ce qui en est la cause, comme la cause même de l’écriture par vous de cet article pessimiste qui révèle une certaine mélancolie. Nous sommes loin là de la pulsion de vie si généralement cultivée parmi les natifs des bords méditerranéens, malgré même des conditions matérielles difficiles : Albert Camus (Lire NOCES) en est un exemple éclatant.
    Ce qui me semble beaucoup plus fondamental que ce spectacle, c’est l’impact de plus en plus grand de la pulsion de mort sur nos contemporains, ce qui n’est pas du tout la même chose. La pulsion de mort est en train de transformer en silence notre civilisation. Freud avait déjà pointé un malaise dans la civilisation. Dans la Bible, le Créateur dit à ses créatures : « J’ai placé devant vous la vie et la mort, choisissez la vie ! ». Il semble que ce choix se fasse de moins en moins, on cultive de plus en plus le mal-être, le mortifère dans sa manière d’être et de vivre, au dépens de la pulsion de vie. Nous sommes à l’ère des kamikazes et des fanatiques qui ne cherchent qu’à mourir, à l’ère des « morts-vivants » et des « bipolaires », à l’ère des technologies qui nous instrumentalisent et nous réduisent à l’état d’objets, tuant de manière insidieuse notre subjectivité et notre créativité relationnelle…
    La pulsion de mort, quand elle est intriquée à la pulsion de vie, a l’immense mérite de nous rappeler indirectement tous les jours qu’il faut apprécier et savourer chaque instant à sa juste valeur. Elle relance la vie. Malheureusement, la tendance est de plus en plus à la désintrication qui permet les ravages d’une pulsion de mort qui devient pulsion de destruction.


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